René Girard : "Notre beau rêve se termine ce soir au Vélodrome. C'est dommage qu'on ait eu ces dix minutes cauchemardesques. On n'avait pas besoin de ça. Le premier but a été assassin. Ce n'est pas une honte de perdre au Vélodrome. Le point positif c'est d'être revenu à 4-2."
Il fallait bien que cela arrive. Après 5 rencontres sans défaite, le MHSC est tombé pour la première fois de la saison samedi soir face à l'Olympique de Marseille. Une défaite qui, au vu du score de 4-0 après moins d'une heure aurait pu tourner au cauchemar, mais une déconvenue qui ne doit pas faire oublier le bon début de saison pailladin. D'autant que si le MHSC s'est incliné logiquement face à une équipe olympienne un ton au dessus, les Pailladins n'ont pas à rougir de leur prestation. Bien au contraire.Car, durant la première demi-heure, les Montpelliérains n'ont pas eu froid aux yeux. Maîtres du ballon, les hommes de René Girard faisaient déjouer un Olympique de Marseille sans doute encore sous le choc de sa déconvenue européenne mardi soir face à Milan. Témoin, sur un corner phocéen, une relance millimétrée de Jourdren envoyait Montano en duel avec Mandanda. L'attaquant Colombien du MHSC effaçait le portier marseillais mais voyait sa frappe mourir sur le poteau. Une piqure de rappel qui avait le don de remettre les hommes de Didier Deschamps dans le sens de la marche. Un débordement de Niang, un centre au cordeau et Lucho Gonzalez esseulé au point de penalty ouvrait la marque (1-0, 31e), dur, très dur à encaisser. D'autant que les Héraultais ne lâchaient pas prise pour autant. A l'issue d'un superbe mouvement à trois, Montaño se présentait seul devant Mandanda, mais se heurtait à un tacle venu d'ailleurs signé Gabriel Heinze (34e). Le tournant du match... Car le MHSC allait vivre une fin de période digne d'un vrai calvaire. Deux minutes plus tard, Niang effectuait un superbe slalom au c½ur de la défense pailladine avant d'envoyer une superbe frappe enroulée au fond des filets (2-0...). Joueuse et ambitieuse, l'équipe montpelliéraine venait de prendre une sacrée leçon de réalisme. Une leçon conclue par un but d'Edouard Cissé, servi par Lucho Gonzalez, à quelques minuteses de la pause (3-0, 39e)Au moment de rentrer aux vestiaires, les Héraultais avaient de quoi à être frustrés par un score certes logique, mais certainement beaucoup trop lourd au vu de la débauche d'énergie et de la bonne prestation de Belhanda et ses équipiers. Et lorsque, d'entrée de seconde période, Diawara, sur corner, ajoutait un 4e but de la tête, on se dit que cette soirée là pouvait avoir des allures de correction (4-0, 50e). Mais il en faut plus pour disloquer une équipe montpelliéraine qui a une nouvelle fois fait preuve d'une mentalité exemplaire. Tandis que les Marseillais baissaient de pied physiquement, les Pailladins, pourtant parfois au bord de la rupture, continuaient à produire du jeu. Les hommes de René Girard allaient enfin être récompensés à l'entame du dernier quart d'heure lorsque Belhanda, reprenait un bon centre d'Aït-Fana et réduisait la marque (4-1, 75e). En fin de partie, un penalty transformé par Souleymane Camara, consécutif à une faute de main dans la surface, permettait aux équipiers de Romain Pitau de revenir à 4-2 (88e). Un but qui permet au MHSC de réduire une addition qui aurait pu être lourde et de retrouver un score certes logique, mais plus en adéquation avec la bonne performance des deux équipes.A l'évidence, les Montpelliérains sont donc tombés sur plus forts qu'eux samedi soir et se sont logiquement inclinés à Marseille. Reste maintenant à rebondir très vite, dès mercredi à La Mosson face à Lens en Coupe de la Ligue. Et si les Montpelliérains affichent le même état d'esprit combattif qu'au Vélodrome, les hommes du Président Nicollin poseront sans doute des problèmes à beaucoup d'équipe. Face à un grand du championnat, Montpellier a donc payé pour apprendre... mais les bases sont solides ; et l'avenir prometteur.